Ecos y Afectos

Marc Desmet, Le Monde de la Musique.

Prix Choc de la Musique, Sept.2005

Après un passionnant volume consacré a Jerónimo de Carrión, la capilla homonyme poursuit son exploration du foisonnant patrimoine inédit de musique baroque conservé à la cathédrale de Segovia.

L'½uvre prolixe de Miguel de Irízar a nécessité un choix méticuleux pour parvenir a ce programme magnifiquement équilibré. Au centre, une messe a 6 voix en deux ch½urs dont la brièveté (a peine quinze minutes) est inversement proportionnelle à hauteur d'inspiration. L'idée de mettre en regard les effets d'écho entre les deux ch½urs et les nombreuses redites ou symétries des tonos humanos (pièces spirituelles en vernaculaire) qui encadrent la messe donne une grande cohérence à la succession des pièces. Surtout, l'inspiration musicale est constante, souvent profonde, comme cette savante rythmicité obtenue sur des pulsations lentes (Entre accidentes) ou bien la jacara irrésistible qui conclut le programme à la façon d'une transe.

. l'interprétation est travaillée dans les moindres détailles grâce au concours d'excellentes chanteurs et instrumentistes. La maîtrise du souffle est en particulier remarquable car trop souvent négligée dans ce type de répertoire. On s'en convainc dès le début de la messe, avec des lignes mélodiques soutenues avec musicalité, mais aussi dans le passage du Credo tout en valeurs longues sur "et homo factus est", servi avec une belle énergie, comme sans effort. Le même constat pourrait être fait a propos des timbres, délicieusement caractérisés, sans fadeur ni faiblesse, et du jeu instrumental...

..L'élégance avec laquelle ce répertoire complètement méconnu est servi, et véritablement remis à la vie, attire l'attention sur le travail de cet ensemble encore discret. Une heureuse découverte dans la moisson de nouveautés discographiques en provenance d'Espagne qui a marqué l'actualité récente.

El despertar de un sueño. «Ecos y afectos»

Luis Hidalgo Martín

El Norte de Castilla, 30-12-2004

..la música del maestro Miguel de Irízar, de una gran variedad de carácter y un gusto por lo popular que se manifiesta muy claramente en los ritmos, es una fiesta de sensualidad que transita entre la solemnidad de obras como Entre accidentes se oculta, la dulzura de Y los ángeles canten, la majestad de Victorioso triunfa el amor, o la franca hilaridad de Ay falailá o Hazo Antón.

.. la Capilla Jerónimo de Carrión se muestra como intérprete ideal para estas músicas que ahora despiertan de un largo sueño, gracias a la labor de investigación de Alicia Lázaro y la Fundación Don Juan de Borbón.

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